Les infrastructures culturelles de la France et de la Chine au Sénégal : architecture, sociabilité et symbolique d’espaces (dé)coloniaux
세네갈의 프랑스와 중국의 문화 인프라 : (탈)식민지 공간의 건축, 사교성 및 상징성
Les relations diplomatiques sino-sénégalaises ont toujours été scandées par des dons d'infrastructures culturelles : le Stade de l'Amitié en 1985, le Théâtre National en 2013, l'Arène de Lutte et le Musée des Civilisations Noires (MCN) en 2018. Symboles de la solidarité Sud-Sud, ces dons sont souvent perçus comme monnaie de change au sein de partenariats gagnant-gagnant. Si ce prisme analytique consacre ces infrastructures comme des marqueurs identitaires, il n'en néglige pas moins deux lignes de fracture durablement ancrées dans le tissu urbain sénégalais : comment la Chine est-elle parvenue à insérer ces édifices, et leur narratif, dans un pays influencé par l'architecture coloniale ? Et dans quelle mesure ces dons ont-ils permis de réconcilier le hiatus entre une architecture locale, expression de pratiques sociales endogènes, et une architecture exportée par un pays donneur émergent avide de façonner un ordre international alternatif ? Pour répondre à ces interrogations, cette étude resituera l’implantation d’infrastructures culturelles françaises et chinoises dans leur contexte historique. Un examen de la littérature existante montrera qu’aucune étude à ce jour n’a tenté de comprendre les interactions urbaines Sud-Sud entre la Chine et le Sénégal entendues comme contre-point au legs architectural français. Les trois variables du modèle de Tzortzi (2015) – connexions spatiales et visuelles ; espace social ; et espace symbolique – nous permettront non seulement de combler ce vide épistémologique mais également de déterminer si la Chine est véritablement parvenue à intégrer ses infrastructures culturelles dans le tissu socio-urbain dakarois. Bien que consacrées aux cultures locales et entièrement gérées par les Sénégalais, les infrastructures culturelles chinoises s'exposent néanmoins aux risques de gentrification et d’érosion du tissu socio-urbain que Français en leur temps et Sénégalais actuellement continuent d'attiser.
한국어
중국과 세네갈의 외교 관계는 1985년 우호 경기장, 2013년 국립극장, 2018년 격투 경기장 및 흑인 문 명 박물관(MCN) 등과 같은 문화 기반 시설 기부로 꾸준히 특징지어져 왔다. 이러한 기부는 남-남 연 대의 상징으로 여겨지며, 때로는 논쟁의 여지가 있는 상생 파트너십을 조화시키는 수단으로 간주되기 도 한다. 이 분석적 관점은 이러한 인프라를 정체성의 표시로 인정하면서도, 세네갈의 도시 구조에 깊 이 뿌리박힌 두 가지 문제를 간과해서는 안 된다는 점을 제기한다. 첫째, 중국은 식민지 건축의 영향을 받은 국가에 어떻게 이러한 건물과 그 서사를 삽입할 수 있었는가? 둘째, 이러한 기부가 사회적 관습을 반영하는 지역 건축물과 새로운 국제 질서를 형성하려는 신흥 기부 국가가 수출한 건축물 간의 격차를 어느 정도까지 완화할 수 있었는가? 이러한 질문에 답하기 위해 본 연구는 프랑스와 중국의 문화 인프라 구축을 역사적 맥락에서 고찰한다. 기존 문헌 검토를 통해, 현재까지 프랑스 건축 유산에 대한 대위법으로서 중국과 세네갈 간 남-남 도 시 상호작용을 분석한 연구가 부재함을 확인할 수 있었다. Tzortzi(2015)의 모델에서 제시한 세 가지 변수인 공간적 및 시각적 연결성, 사회적 공간, 상징적 공간은 이러한 인식론적 공백을 채우는 데 기여 할 뿐만 아니라 중국이 다카르의 사회적·도시적 구조에 문화 기반 시설을 성공적으로 통합했는지를 판 단하는 중요한 기준이 될 것이다. 비록 이러한 인프라가 현지 문화에 맞춰지고 세네갈 사람들이 전적으 로 관리하고 있음에도 불구하고, 중국의 문화 인프라는 여전히 젠트리피케이션과 사회적·도시적 구조의 침식 위험에 노출되어 있다.
목차
Abstract: Ⅰ. Introduction Ⅱ. Le moment colonial : un modèle in sulaire Ⅲ. Le moment décolonial : un mod èle péninsulaire IV. Le moment sino-sénégalais : un modèle continental post-colonial? 4.1. Les connexions spatiales et visuelles 4.2. La création d’un espace social et d’ une urbanité interne ou adjacente 4.3. Les infrastructures culturelles com me symboles de la ville Ⅴ. Conclusion 참고문헌 국문초록